Sortez de cette mouvance sociétale : l’accomplissement comme clé du bonheur

C’est une  énorme tristesse de voir des losers. Quand je vois un loser, je vois un gars qui a 43 ans, qui vit dans le garage de ses parents et qui déteste le monde. C’était un bébé à qui les parents ont donné des nutriments viciés aussi bien sous la forme de nourriture, de pensées, d’idées que d’exemples de réussite. Puis cet enfant a développé des modèles comportementaux horribles et auto-destructeurs.

C’est le monde dans lequel on vit aujourd’hui. Je pense qu’une des raisons à cela, c’est qu’on nous a vendu cette idée de chercher le confort à tout prix. Plus vous poursuivez le confort, plus l’inconfort vous poursuivra. En effet, il y a trop de personnes qui travaillent dans l’idée d’atteindre ce stade où elles seront sur une île déserte et où elles pourront ne plus rien faire. Mais ne rien faire, ça ne rend pas forcément heureux. Réalisez aussi que ces moments qui vous sculptent le plus en tant qu’être humain ce sont ces moments d’inconfort.
Si je me dis que demain je ne vais juste rien faire, manger de la merde en regardant la télé, salut tristesse, hello dépression car quand vous ne faite rien, vous vous sentez vide. C’est en partie ça l’être humain du 21ème siècle. Vous pouvez prétendre être autre chose. En effet, connaissez-vous  ce sentiment extraordinaire quand vous surmontez des choses difficiles ? En effet, le confort a ses limites, il faut vous stimuler.


L’organisme humain, l’animal que nous sommes, a besoin de stimulations en permanence parce qu’il a évolué en essayant de chercher de la nourriture, de fuir l’ennemi et de trouver un abri. Ces systèmes de récompenses humains sont ancrés profondément dans notre ADN. Ainsi, je pense que nous sommes censés être à la recherche de leçons, de tâches difficiles à accomplir. Si vous ne respectez pas ça, si vous ne respectez pas ces mécanismes du bonheur, de l’accomplissement et de ce que vous avez vraiment besoin de faire pour être satisfait dans la vie (la camaraderie, l’amour, la famille, l’amitié, lutter, se tester, apprendre) votre vie n’a pas de sens profond … En effet, toutes ces choses sont impératives. Elles sont une géante partie de ce qu’est un être humain.

Quand on perçoit des progrès, quand nous nous sentons devenir meilleurs dans un domaine, quand nous ressentont ces choses positives de nous c’est la vie. Ce sont des outils pour nourrir notre esprit car je suis persuadé que notre cerveau a besoin de ces petites leçons. Sans ça, il s’atrophie, il déprime. C’est ce qui peut expliquer en partie la tristesse que  les gens vivent. C’est ce manque de stimulation et de récompense. C’est ce manque de haut et de bas. Et encore une fois, c’est cette idée stupide qu’on nous a fait avaler sur le fait qu’on doit chercher le confort et le divertissement. Il faut savoir alors mettre de coté tout cela. Profiter du temps libre restant pour faire des choses bénéfiques. Ne me dites pas « je n’ai pas le temps », c’est trop simple  ! En effet, vous pouvez vivre avec 7 heures de sommeil donc vous avez 17 heures dans une journée. Reste à savoir ce que vous faites avec ces 17 heures  : vous pouvez travailler de 8 heures à 17 heures, cela fait 9 heures. Qu’est ce que vous faite avec les heures qui restent  ? Vous regardez des séries, vous jouez à des jeux vidéo, vous vous reposez des heures jugées intenses. Ne vous plaignez pas ou arrêtez de vouloir plus. Respectez le fait qu’en prenant du repos, en faisant d’autres choses non productives vous laissez passer des opportunités. Le calcul est simple  : agissez en conformité avec vos objectifs.

La peur paralyse trop souvent les gens au début. N’ayez pas peur d’échouer, n’ayez pas peur de tomber, ce sentiment doit au contraire vous propulser, ça marche de la façon opposée.
La capacité à regarder une opportunité et de dire  : « est-ce-que ça va m’emmener plus loin ou pas  ? ». Vous savez, certaines personnes n’ont pas cette faculté mais c’est quelque chose qui se développe. Garder votre tête baissée, comme quand vous faites des longueurs à la piscine. Soyez dans votre bulle, concentré, avec votre objectif en vue, car à la fin des longueurs le bonheur est à la clé.